Wikiprogress Africa

This blog is written and maintained by the Wikiprogress Africa Network. This network, hosted by the OECD, aims to provide a platform for knowledge sharing on measuring progress and well-being in an African context.

Ce blog est administré et mis à jour par le réseau Wikiprogress Africa. Ce réseau, hébergé par l'OCDE, est une plateforme axée sur le partage de connaissances dans le domaine de la mesure du progrès et du bien-être des sociétés africaines.

mardi 30 avril 2013

Wikiprogress eBrief d'avril 2013


Welcome to the April 2013 Wikiprogress eBrief. Highlights from our health focus include: a hunger and nutrition index, case studies from Bangladesh, Eritrea and Rwanda, OECD reports on mental health, an interesting Institute of Development Studies report on ‘measuring outcomes, based on poor people's own values’, a WHO Health Statistics report and two videos. 

What’s new? Wikiprogress Annual Report 2012 - find out what we have been up to! There is also the new Social Progress Index and the UK Peace Index; and if you missed the 2013 Global Development Forum, the video is now online.

The Synthesis Report of the online discussion on “The Impact of Discriminatory Social Norms on Adolescent Girls” is hot off the press. Wikichild profiles some ‘not to be missed’ reports on child well-being: sanitation, nutrition, good practices and guidelines. Wikigender just started a new University Programme with the Smith College in the U.S.

Wikiprogress Africa has been busy posting a selection of blogs, whilst the European Network members have been publishing a range of progress and well-being related papers. And last but not least blogs on, obesity, water and poverty await you.
 

To read the eBrief, click here

Bienvenue à l’eBrief d’avril 2013 de Wikiprogress. Parmi les faits saillants de notre focus sur la santé, on a : un index sur l’engagement contre la faim et en faveur de la nutrition, des études de cas du Bangladesh, de l’Érythrée et du Rwanda, la série de publications de l’OCDE sur la santé mentale, un document intéressant de l’Institute of Development Studies sur « la mesure des résultats, basés sur les valeurs des individus pauvres »,  le document de l’OMS sur les Statisitiques de la Santé et deux vidéos.

Quoi de neuf? Le rapport annuel de Wikiprogress pour 2012- découvrez ce sur quoi on a travaillé! Il y’a également le nouveaux Social Progress Index et le Peace Index du Royaume-Uni; et si vous avez raté le Forum Mondial sur le développement, la vidéo est maintenant en ligne.

Le document de synthèse de la discussion en ligne sur “L’impact des normes sociales discriminantes sur les adolescentes” vient juste d’être finalisé. Wikichild met au premier plan plusieurs rapports “à ne pas manquer” sur le bien-être des enfants: santé, nutrition, assainissement, bonnes pratiques et des lignes directrices. Wikigender vient de débuter un partenariat avec les Smith College des États-Unis.

Wikprogress Africa a mis en ligne une selection de blogs sur la santé alors que les membres du réseau européen ont publié une série de documents sur le progrès et le bien-être. Et last but not least, plusieurs blogs sur l’obésité, l’eau et la pauvreté vous attendent.

Consultez le document dans son intégralité en cliquant ici

L'équipe de Wikiprogress

vendredi 26 avril 2013

Autoroutes de l'information en Afrique: Open Data pour 20 États


Dans le cadre de son programme Autoroutes de l'information en Afrique, qui vise à améliorer la gestion  et la diffusion de données statistiques en Afrique, la Banque Africaine de Développement (BAD) a lancé en mars 2013, une première série de plate-formes Open Data pour les 20 pays africains suivants : Afrique du Sud, AlgérieCamerounCap -VertÉthiopieGhanaMalawiMarocMozambiqueNamibie,NigériaRwandaRépublique Démocratique du CongoRépublique du CongoSénégal,Sud-SoudanTanzanieTunisieZambie et Zimbabwe.


La plate-forme Open Data est un outil facile à utiliser, qui permet d’extraire les données, de créer et de partager ses propres rapports personnalisés, ainsi que de visualiser les informations liées à des thématiques, à des secteurs ou à des pays, sous forme de tableaux, de graphiques et de cartes.

Ces plateformes permettront d'accroître de façon substantielle l'accès à des données de qualité, et de faire un meilleur suivi des programmes de développement dans les États africains, en particulier les Objectifs du Millénaire pour le développement. En ce sens elles favorisent, les meilleures décisions politiques par les gouvernants et la responsabilisation publique en rendant ces données disponibles aux citoyens et aux sociétés civiles nationales.

Ces plateformes ont été étendues à l'ensemble des pays africains en juillet 2013.

Pour plus d'information sur cette initiative, cliquez ici

Coordonnateur Wikiprogress Africa

Journée Mondiale contre le Paludisme


Ce 25 Avril est célébré comme à chaque année, la journée mondiale contre le paludisme, où le monde fait le point sur la lutte contre le paludisme et ébauche les plans futurs pour éradiquer cette maladie. Des progrès notables ont été faits dans la lutte contre cette maladie au cours des 15 dernières années, particulièrement en Afrique. En effet dans ce continent,  les décès dus au paludisme ont diminué d'un tiers au cours des 10 dernières années. Dans le reste du monde, 35 des 53 pays affectés par la malaria ont réduit l'incidence de cette maladie de 50% au cours de la même période. De même,  les taux de mortalité globaux chez les enfant ont baissé d'environ 20% dans les États où les moyens ont été mis pour endiguer ce fléau.

Même si des progrès substantifs ont été faits, ceux-ci demeurent fragiles cependant. "Selon l’OMS, le financement mondial de la prévention et de la lutte antipaludiques s’est stabilisé et la distribution de certains produits salvateurs a ralenti. Un écart  de 3,6 milliards par an  menace de ralentir les progrès, notamment en Afrique où les pays les plus touchés par le paludisme doivent faire face à de sérieuses lacunes financière" d'aprés cet article.

Un nouvel élan s'impose pour éliminer définitivement le paludisme et c'est dans cette optique que la  campagne du partenariat Roll Back Malaria, “ Investir dans l'avenir: vaincre le paludisme» se donne pour ambition de renforcer la volonté politique des gouvernants et à générer le financement nécessaire pour continuer à sauver des vies dans les pays endémiques.

Pour en savoir plus, cliquez ici
Visitez la rubrique "Santé" de Wikiprogress pour consulter des articles connexes.


Coordonnateur Wikiprogress Africa

mardi 23 avril 2013

Childhood Pneumonia and Diarrhoea BIG KILLERS!


Wikiprogress Africa aims to  provide a platform for knowledge sharing on measuring progress and well-being in an Africa context. This article, by Ousmane Aly Diallo, is also part of the Wikiprogress Series on Health.

We know what works against pneumonia and diarrhoea – the two illnesses that hit the poorest hardest. Scaling up simple interventions could overcome two of the biggest obstacles to increasing child survival, help give every child a fair chance to grow and thrive”, Anthony Lake, UNICEF Executive Director.

The Lancet recently published a series of papers on Childhood Pneumonia and Diarrhoea in collaboration with the Aga Khan University of Pakistan, in April 2013.  The series demonstrates that it is possible to eradicate the prevalence of these two diseases among children through a comprehensive strategy involving all the stakeholders and highlights the barriers that have enabled children’s death from it.

Pneumonia and diarrhoea are low in incidence in the developed world but remains serious health concerns in the developing world. Childhood Pneumonia and Diarrhoea are particularly lethal in the developing world; nearly 90% of the children who died from these diseases are from Sub-Saharan Africa and South Asia, according to a recent World Health Organization report.

Assessing  the global burden of childhood pneumonia and diarrhoea in the world,  Walker and Alii’s paper show that these two diseases remain the leading infectious causes of death in children younger than 5 years, and caused an estimated 700 000 and 1·3 million deaths, respectively, in 2011. More than half of the burden (56% of severe episodes of diarrhoea and 64% of severe episodes of pneumonia) is upon 15 countries and among this category, 10 of them are Sub-Saharan Africa’s ones: Angola, Burkina Faso, Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, Kenya, Mali, Niger, Nigeria, Tanzania, and Uganda, according to the study. Most of these deaths could have been prevented through vaccines and other means of prevention according to this study. Besides, undernourishment constitutes another obstacle to these children’s survival. Any program to tackle childhood pneumonia and diarrhoea should include a facet on improving child nutrition.



Lack of national leadership in the fight against these diseases and a lack of financial resources are important bottlenecks. This, coupled with the inadequate training of health workers, and a lack of health indicators are key obstacles that needs to be addressed to lower the morbidity rate of pneumonia and diarrhoea among children and to improve their survival rates, for these authors.

The second paper on “Interventions to address deaths from childhood pneumonia and diarrhoea…” shows that scaled interventions could save 95% of diarrhoea and 67% of pneumonia deaths in children younger (under 5 years) by 2025. But to reach that goal, the emphasis must be put on community-level healthcare as it is the best way to reach the most exposed populations.


This series show that childhood pneumonia and diarrhoea are serious health concerns in many developing countries, particularly in Sub-Saharan Africa, but that they could be eradicated through prevention (immunisation campaigns) and effective intervention. In its subject and objectives, this series echoes the recent publication by the World Health Organization and UNICEF, the Integrated Global Action Plan for the Prevention and Control of Pneumonia and Diarrhoea. This plan aims to reduce by 75% (with 2010 levels as reference) the incidence of severe pneumonia and diarrhoea, as well as the death from both these diseases among children under-five. It also aims for a 40% reduction in the global number of children under five who are stunted since undernutrition is one of the key risk factor for children suffering from pneumonia and diarrhoea. There’s a global commitment to ending child death from preventable diseases and these two Lancet publications show that this objective is reachable if all means are galvanised.

Childhood diarrhoea and pneumonia are deadlier in low-income countries of Sub-Saharan Africa and South Asia than in the developed world. Closing the gap is one of the ultimate aims of the Lancet series as shown through different models, it is an objective that is within our reach.

Ousmane Aly DIALLO
Wikiprogress Africa Advisor

lundi 22 avril 2013

The Health Sector in Ghana: A Comparative Assessment

Cette étude de Karima Saleh de la Banque Mondiale passe en revue le secteur de la santé du Ghana ainsi que les défis auxquels il fait face. Le Ghana a connu une croissance économique soutenue ces 10 dernières années mais beaucoup de défis restent à être relevés pour améliorer le bien-être de ces habitants et sortir des pans de sa population de la pauvreté. Un de ces défis est le secteur de la santé, qui dans les domaines de la santé maternelle et infantile est en pire étai que ce que l'on trouve dans les autres pays qui dépensent autant que le Ghana, ou les autres pays à revenu moyen inférieur. Parmi les thèmes abordés dans ce rapport, on trouve la décentralisation et la gouvernance de la santé, les partenariats avec le secteur privé, la nécessité de renforcer le secteur de la santé du Ghana ainsi que le financement de ces services. À partir d'une analyse basée sur les résultats, l’auteure montre que les dépenses en santé du Ghana n’atteignent pas leurs buts comme il se devrait et que plusieurs ménages sont vulnérables aux chocs dus à des maladies/dépenses de santé. Le secteur privé prend une place de plus en plus importante dans ce secteur et mérite d’être davantage pris en considération par le gouvernement du Ghana, pour une meilleure fourniture de soins au niveau national. 

L’impact de la réforme du financement de la demande sur l’utilisation des services de santé ainsi que sur la durabilité du Programme National d’Assurance du Ghana est de même analysé. La disparité sur la qualité des soins est bien réelle au Ghana selon Karima Saleh, qui montre à travers son étude que les habitants du Nord du Ghana ont des services de moindre qualité que leurs compatriotes du Sud. Bien que l’accès à des données ait été un obstacle, l’auteure a basé la méthodologie de son étude sur des enquêtes au niveau des ménages avant de désagréger ces données en fonctions des quintiles de revenus. «At this stage of the country’s development, and taking the agenda for reform to the next level, the Government of Ghana could embark on significant reforms in the areas of (a) decentralization and governance, (b) health service delivery, (c) public health, and (d) health financing. Further it should set up a holistic and accountable health reform process as it transitions to universal coverage along with its concomitant service delivery, public health, and governance reforms.[1] ».

Pour lire ce rapport dans son intégralité, veuillez cliquer ici.

Pour davantage d'informations sur le bien-être au Ghana et sur la Santé, cliquez ici



Coordonnateur Wikiprogress Africa


[1] The Health Sector in Ghana : A Comprehensive Assessment. World Bank Group. http://fr.scribd.com/doc/116227432/The-Health-Sector-in-Ghana


The Health Sector in Ghana: A Comparative Assessment

This World Bank Group publication reviews Ghana's health sector and the challenges it face. Ghana has known a sustained economic growth these last ten years but many obstacles have to be tackled in order to improve the well-being of its people and uplift people out of poverty. One of them is the health sector, which, through child and maternal health pins it among the worst performances in lower middle income and similar health spending countries. 

Among the themes analyzed in this publication are decentralization and governance, private sector partnerships, the need to strengthen the public health system and the funding of health services. Through an outcome-oriented analysis, Ghana’s health spending is not as effective as it should be and many household remains exposed to health shocks. The private sector is becoming a bigger player in the health system of Ghana and more attention should be paid to it by the Government of Ghana for a better health delivery, nationwide. 


The impact of the demand side financing reform is analyzed as well as its impact on service use and on the financial sustainability of Ghana’s National Insurance scheme. There is a disparity also in the quality of health care bestowed to its habitants, with those of the Northern regions having a poorer one than their counterparts from the South.Though accessing data has been an obstacle, the author has been successful in reviewing Ghana’s health system through household level surveys and disaggregation of the analysis through income quintiles.

" At this stage of the country’s development, and taking the agenda for reform to the next level, the Government of Ghana could embark on significant reforms in the areas of (a) decentralization and governance, (b) health service delivery, (c) public health, and (d) health financing. Further it should set up a holistic and accountable health reform process as it transitions to universal coverage along with its concomitant service delivery, public health, and governance reforms.[1] "

[1]The Health Sector in Ghana : A Comprehensive Assessment. World Bank Group. http://fr.scribd.com/doc/116227432/The-Health-Sector-in-Ghana



Wikiprogress Africa Coordinator

Further reading: 

Find more information about Ghana  
Wikiprogress articles on Health
The Business of Health in Africa, International Finance Corporation, 2007

vendredi 19 avril 2013

Wikiprogress Annual Report 2012 : Increasing Participation in Well-Being and Progress



Highlights:

· The Wikiprogress Africa and Europe networks launched.

· 1,193 new editors joined our vision of measuring the progress of societies.

· 118, 368 unique visitors in 2012, an annual increase of 47,000.
                                                                                                                                                                                          
· The 4th OECD World Forum resulted in a record 15,727 monthly visits in November alone.


Download the full document



mercredi 17 avril 2013

Hunger in the midst of plenty, obesity in the shadow of famine. The nutrition paradox in Africa.


For this year’s World Health Day (April 7th), the World Health Organisation has decided to highlight high blood pressure. The new WHO report, A Global Brief on Hypertension, show that one third of adults worldwide suffer from this non-communicable disease (NCD) while nearly one in ten adults worldwide suffers from diabetes. Behavioural factors (lack of exercise, unhealthy diet) and environmental ones (aging, income, urbanization) are at the root of this disease which has taken over Africa, where 25% of adult men and a third of the women suffer from it. The World Health Organization predicts that unhampered, it will rise to 41 percent and 30 percent respectively in the next 10 years, according to this report.In Somalia, high blood pressure affects 50 percent of the adults (Blood Pressure Looms Across as Somalia is facing a food paradox, Mareeg). In Senegal 1 out of 8 women aged over 20 is obese and suffer from related diseases such as diabetes and high-blood pressure(World Health Day raises Awareness of Deadliest Condition, Voice of America).

This harsh reality is a paradox since hunger and malnutrition remain important health concerns in Africa.  In Uganda, a third of women in urban Kampala and a quarter of the women in more rural central and south-western Uganda are overweight or obese while 50 percent of children in south-western Uganda are malnourished (Obesity: the impacts on public health and society, Barilla). In 2010 the number of overweight children under the age of five, is estimated to be over 42 million. Close to 35 million of these are living in developing countries. Malnutrition and high-blood pressure (resulting from obesity among others) result partly both from a diet lacking in nutrients(World Health Day:9 Things We Can All Do, Huffington Post). The same tools will help tackle these two diseases and as such a holistic approach might be the solution). Coordination between the organizations tackling these two diseases is therefore needed.

Besides, high-blood pressure and diabetes cannot be considered as “wealthy people diseases” since they are present among the poverty-stricken areas. According to Ama de Graft-Aikins, LSE African Initiative Fellow at LSE Health interviewed by the Guardian (Africa: raising the profile of obesity. heart disease and diabetes),«the burden [high-blood pressure and other NCDs] is polarised across social economic status and you do have wealthy communities having a high burden of chronic diseases. But poor communities have a high burden of both infectious and chronic diseases. Across Africa, Latin America and Asia... we are actually beginning to see that poor communities have a double burden. That creates huge problems in terms of health equity and poverty reduction – if you have a chronic disease it drives you and your family further down into poverty."

The high prevalence of high-blood pressure and other chronic diseases such as diabetes and obesity in African countries has an important economic toll on the countries.  According to the WHO publication, A Global Brief on Hypertension, these diseases are overlooked by most African countries while it is draining dry their workforce. Besides, few are the countries that dispose of the infrastructure to contain and tackle them. As recommendations for policymakers, the WHO posits raising awareness of high-blood pressure and the importance of healthy diet/exercise, increasing the taxes on tobacco and alcohol as well as restrictions on their promotions, among other.


For  more info about this paradox, click here.

Consult Wikiprogress's Health Section for more information about this topic and related ones.


Discuter des normes sociales discriminantes envers les adolescentes


La discussion en ligne, “L’impact des normes sociales discriminantes envers les adolescents”,  s’est terminée le 11 avril et d’importantes contributions ont été soulignées tout au long des 10 jours de débats. La note de synthèse de la discussion en ligne, co-organisée par Wikigender et Wikichild, sera finalisée la semaine prochaine.  Les participants sont revenus sur plusieurs normes discriminantes envers les femmes comme les mariages précoces, l’excision,  et les pratiques d’héritage favorisant les hommes ainsi que sur leur impact sur les adolescentes.

Plusieurs discriminations à la fois, dans bien des cas

La participante Somali montre que dépendamment du lieu d’habitat de ces adolescentes (villes ou villages), de leurs statuts ethniques, et de leurs conditions socio-économiques, elles sont exposées à des normes discriminantes différentes. Une contribution de Michele en réponse à un post de Somali montre l’impact de ces facteurs susmentionnés sur le fardeau discriminant que sont obligés de porter ces jeunes filles : une adolescente guatémaltèque de la capitale suit 7 ans d’éducation alors qu’une de ses compatriotes de la minorité Q’echi y passe seulement 2 ans. Cette dernière fait face à plus d'obstacles que sa compatriote de la capitale.

Représentations sociales : famille et pairs.

De même, comme le souligne la contributrice Sultana Razia, l’appui familial (dans son cas, celui de son père) lui a permis de pouvoir étudier à l’école jusqu’à son adolescence dans le Bangladesh des années 1960 où 90% des filles était analphabètes. Les représentations sociales sur l’école et les filles dans ce pays ont changé avec l’urbanisation, la baisse de la pauvreté sociale et les conceptions de ces femmes qui sont passées par l’école, entre autres. Dans son cas, la volonté de son père a eu un impact positif sur ses opportunités futures en lui permettant d'avoir une éducation plus poussée que celle de la majorité de ses concitoyennes.

Pour Oana, la discrimination envers les adolescentes retombe aussi sur les adolescents en dissociant socialement ces deux groupes. La pression par les pairs, le désir de ne pas décevoir peuvent entrainer les adolescents à poser des actes violents envers les jeunes filles, et ce, dans le but de « paraître comme un dur ». De même, ceux d’entre eux, qui ne répondent pas aux attentes sociales sont au risque d’être traités d’ « efféminés » ou de « gays ». Inclure les adolescents dans les programmes d’autonomisation des adolescentes est ainsi un moyen efficace de lutter contre les normes sociales discriminantes.

L’excision, l’éducation, les violences ont été parmi les thèmes abordés lors de ces discussions. Ces normes sociales discriminantes sont multiples et sont souvent présentes à la fois. Incorporer cette dimension est ainsi impérative dans les programmes de développement futurs.
Ne manquez pas le rapport final sur Wikigender et Wikichild. Tous nos remerciements à ces participants qui ont partagé leur expérience, leurs idées et les politiques efficaces qu’ils ont vues à l’œuvre, contributions qui seront présentées à l’atelier d’experts, “Empowering adolescent girls by tackling social norms”,le 26 avril à Londres.
Consultez le Progblog, où les stratégies préconisées par les participants et d’autres thèmes sont abordés par Robbie et Estelle.


Coordonnateur Wikiprogress Africa

mardi 16 avril 2013

Hunger and Nutrition Commitment Index


L’Institut d’études sur le développement (IDS- Institute of Development Studies) a publié une nouvelle étude sur l’engagement des gouvernements des pays en développement à réduire la faim et d’améliorer la nutrition de leurs habitants. Le rapport de la FAO, The State of Food Insecurity inthe World 2012, soulignait clairement l’importance de la volonté politique des gouvernements pour venir à bout de la faim et de la nutrition dans les pays en développement, et c’est dans ce cadre que s’inscrit l’HANCI.

   Cet index compare 45 pays en développement sur la base de 22 indicateurs de leur engagement politique pour réduire la faim et la malnutrition. Ces 22 indicateurs sont regroupés en 3 dimensions :
  •         Les politiques et les programmes
  •         Les cadres légaux
  •     Et les dépenses publiques.
Dans cette optique, l’index montre les réussites de gouvernements ainsi que leurs échecs, et ce, dans le cadre de la transparence et de la responsabilisation. L’Index a également pour but de servir de moyen de pression aux sociétés civiles nationales et internationales pour stimuler l’action des gouvernements, et comme moyen d'évaluer leurs politiques publiques, pour les États. Il innove en ce sens
  •          qu’il utilise de nouveaux indicateurs d’engagement politiques,
  •    qu’il analyse séparément l’engagement politique pour améliorer la nutrition et l’engagement pour réduire la faim
  •      qu’il introduit de nouveaux indicateurs sur les dépenses, les cadres légaux, et les politiques et programmes gouvernementaux.
  •          qu'il inclut les perspectives locales sur l’engagement politique dans les pays étudiés.


  

Au terme de ces analyses,  il est démontré que le Guatemala dispose du plus haut niveau d’engagement politique (bien qu’il dispose des plus hauts taux de retard de croissance chez les enfants à près de 48%) parmi les pays étudiés alors que la Guinée-Bissau occupe la dernière position. Malgré la déclaration de Maputo (où les États africains s’engageaient à investir au moins 10% de leur PIB dans l’agriculture), la Guinée Bissau investit très peu dans le secteur agricole, et l’accès aux terres pour les paysans y demeure faible. De plus, le gouvernement ne dispose pas de budget pour la nutrition. La nécessité de renforcer la protection sociale des citoyens  et les droits économiques des femmes est également soulignée dans ce rapport.

De même, les résultats montrent que peu de richesse n'équivaut pas un moindre investissement pour contrer la faim et la dénutrition. Le Malawi avec un PIB/habitant de 840$ se montre beaucoup plus résolu dans cette optique (2e sur 45) que la Guinée-Bissau (1270$) ou encore l’Angola (5230$).

Robbie Lawrence,
Coordonnateur Wikichild


samedi 13 avril 2013

Malnutrition et Santé Infantile en Afrique Subsaharienne


D’après les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé, chaque minute 8 enfants de moins de 5 ans meurent en Afrique subsaharienne. Un tiers de ces décès est dû à la malnutrition qui, dans bien des cas, s’ajoute à d’autres maladies (SIDA, maladies hydriques, paludisme…) pour réduire les chances de survie de ces enfants.

L’insécurité alimentaire constitue une épée de Damoclès au-dessus de la vie de millions d’individus vulnérables. La malnutrition est responsable de manière directe et indirecte de la mort de 3.5 millions d’enfants chaque année en Afrique et représente  au moins 35% de l’incidence de morbidité chez les enfants de moins de 5 ans. L’Afrique subsaharienne a le plus haut taux d’insuffisance pondérale à la naissance, taux qui varie de 7 à 42% selon les États comme le montre, ce document de l’OMS. De même, l’allaitement exclusif est peu développé, ce qui, conjugué aux aliments complémentaires inadéquats met à risque la vie des enfants en bas âge.

Malgré sa variation selon les États, la malnutrition est un met à risque la santé et la survie des enfants dans la plupart des pays africains. Plusieurs défaillances structurelles, comme l’insuffisance financière, matérielle et humaine, managériale et la corruption entravent la disparition de ce fléau. La disposition de budgets sur la santé infantile est loin d’être assez soutenue pour atteindre toutes les communautés à des prix accessibles.

Pour lire davantage sur la malnutrition infantile, cliquez ici


Coordonnateur Wikiprogress Africa

mercredi 10 avril 2013

Developing Darfur: A Recovery and Reconstruction Strategy



Emanating from Article 32 of the Doha Document for Peace in Darfur (DDPD), the Darfur Joint Assessment Mission (DJAM) was completed in November 2012. Based on the priorities identified by the mission, a Developing Darfur: A Recovery and Reconstruction Strategy has been developed. It provides a sequenced strategy to initiate the recovery-focused objectives articulated within the DDPD.

Three priority areas (Governance, Justice and Reconciliation/ Reconstruction/ Economic Recovery) have emerged as overall focus areas from the DJAM assessment. These integrate the specific needs and priorities identified by the ten thematic working groups through the state- and locality-level consultative workshops in September and federal consultations in October.
  1. Governance, Justice and Reconciliation - Improve governance at Regional, State and Locality level, streamline budget and fiscal management structures; Review and enhance rule of law institutions and mechanisms; enhance peace and security in the region; establish a culture of transparency and accountability.
  2. Reconstruction – enhance access to basic social services, including health, nutrition, water and education; meet the immediate infrastructure development requirements and assess future needs; properly address the return, reintegration and/or urbanisation of individuals
  3. Economic Recovery – facilitate improvement of agriculture, livestock and rural-based livelihoods; oversight and management of natural resources; development of the private sector.
To read the integral assessment, click here


mardi 9 avril 2013

Conférence Internationale des Donneurs pour la Reconstruction et le Développement du Darfour



Le Document de Doha pour la Paix au Darfour (DDPD) a été signé en juillet 2011 à la suite de consultations multilatérales, et établissait un cadre détaillé pour la paix et la sécurité au Darfour.  Dans le cadre de l'application de ce document la Conférence internationale des donneurs s'est tenue à Doha (Qatar), les 7 et 8 avril 2013.

Cette conférence a regroupé des représentants du gouvernement soudanais, la communauté des donneurs, le secteur des banques de développement, les organisations nationales internationales et non-gouvernementales, de mêmes que les fondations et autres fonds internationaux.

Cette rencontre a été l'occasion pour l'Autorité régionale du Darfour et le gouvernement soudanais de discuter avec leurs partenaires dans le domaine du développement des besoins pour la relance économique, l'éradication de la pauvreté suite au conflit qui a eu lieu dans ces régions. Ces besoins ont été ébauchés durant les processus consultatifs multisectoriels de Septembre-Octobre 2012 au Darfour et ont été résumés dans la Stratégie pour la Reprise, la Reconstruction et le Développement du Darfour, qui sera présentée durant la conférence.


Coordonnateur Wikiprogress Africa

International Donor Conference for Reconstruction and Development in Darfur


In July 2011, the Doha Document for Peace in Darfur (DDPD) was signed following intensive, multi-stakeholder consultations in Doha, Qatar, providing a comprehensive framework for peace and development in Darfur.

In an effort to support the implementation of the DDPD and lay the foundation for long-term recovery, development, peace and stability in Darfur, an International Donor Conference is planned to take place in Doha, Qatar, 7-8 April 2013.

The International Donor Conference for Darfur will bring together representatives of the Government of Sudan, the international donor community, the development banking sectors, international and national Non-Governmental Organizations and international funds and foundations.

The conference will provide a forum for the Darfur Regional Authority and the Government of Sudan to discuss with its development partners the needs for economic recovery, development and poverty eradication in the aftermath of the conflict in Darfur. These needs have been assessed during a multi-stakeholder consultative process in September and October 2012 in Darfur and have been summarized in the Darfur Recovery, Reconstruction and Development Strategy, which will be presented during the conference.


Wikiprogress Africa Coordinator

Global Health Innovative Technology Fund



The Global Health Innovative Technology Fund (GHIT Fund) is a public-private partnership dedicated to the field of global health. It is a partnership between five Japanese pharmaceutical companies, the government of Japan and the Bill & Melinda Gates Foundation and aims to facilitate global partnerships between Japanese and non-Japanese research and development organizations and fund promising research programs in order to realize advances in new health technologies by Japanese pharmaceutical companies, universities and research institutions possessing strengths in drug creation.

One of its objective is to use those technologies effectively in emerging countries and the developing world.


For more information about this initiative, click here


Wikiprogress Africa Coordinator